mardi 25 juin 2019

RESPIRER LA CHALEUR REGENERATRICE DU CŒUR

Avec le solstice d'été, la saison estivale a atteint son sommet et avant de cheminer en direction de la vallée ouest automnale, nous allons pouvoir tester notre corps, ou plutôt devrais je dire notre cœur quant à sa capacité à s'adapter non pas à la vague, qui aurait été plutôt rafraîchissante, mais au souffle
de chaleur que les météorologues nous annoncent. 

Cette année le Yang dans le Yang s'installe de manière assez équilibré autour du solstice laissant transparaître son élément Feu. 

Les habits s'allègent, les volets se ferment en journée et s'ouvrent  la nuit, les ventilateurs n'ont rien à envier aux moulins à vent, les boissons fraîches coulent à flot le long de l'œsophage, la sueur s'invite au voyage, les climatisations crachent leurs souffles frais et rejettent la chaleur toxique à l'extérieur. Nous y sommes, les symptômes de feu le printemps apparaissent !

Nous entendons déjà l'alerte rouge de la canicule avec les recommandations préventives de chacun, médecins, coach, parents, thérapeutes, enseignants, amis, médias et enfin nos Elus qui prennent toutes les mesures en libérant les annonces préventives. Vite fait, bien fait, tout ça en une semaine de prévention ! et oui après ce sont les vacances ! 

Mais voilà...Toc Toc Toc....qui est là..... c'est la médecine traditionnelle chinoise qui pointe son nez, ouvre ses oreilles, écarquille ses yeux, et inspire avant de libérer un souffle expiratoire d'amoncellement de mots, pour respirer la chaleur du cœur et en renforcer son Qi lumineux.   

Et oui car en terme de prévention, selon la MTC, l’été se prépare au.....Printemps......heu non, avant... en.... Hiver. Comme de vrais sportifs avant une épreuve, la préparation pour le zénith s'effectue  au moins 6 mois en amont. 

Excepté qu'ici nous parlons bien de santé corporelle et non d'exploit corporel.

Ceci est d'autant plus vrai que nous petits êtres vivants mais grands par la bouche, nous ne nous facilitons pas la tâche ! et oui tels des arapèdes ou des hématophages nous colonisons et nous nous accrochons à la Terre pour en sucer les ressources jusqu'à épuisement, pour laisser apparaître le lit caillouteux de la rivière.   

Si j'enlève les collapsologues, les êtres supérieures qui pensent ne pas être concernées par la 6ième extinctions, les sceptiques qui font fi du réchauffement, les climatologues historiens qui nous expliquent tout sur tout, il reste pas moins de 80% de la population qui constate les variations climatiques et subisse la sécheresse estivale.

Pourtant l'intelligence de notre corps ne s'y trompe pas, elle est comme un révélateur de là où nous en sommes, avec ce que nous sommes. 

Notre Cœur a besoin de se recharger avec la chaleur de l'été pour pouvoir entretenir le feu sacré que nos ancêtres, au temps paléolithique, savaient préserver pour pouvoir s'éclairer et se réchauffer.

De nos jours ce Feu intérieur trouve son logis, selon la tradition chinoise, en son cœur qui bat la Vie. Il éclaire, réchauffe, réconforte, met en mouvement, ouvre des espaces dissimulés lors des nocturnes hivernales. Les relations sont plus propices aux échanges, les projets aboutissent, les regards brillent, les désirs se manifestent....l'ouverture du cœur résonne chez chacun en respectant les différences.

Oui mais voilà, l'expérience du vivant montre que ce n'est pas tout à fait comme cela que chaque être humain vit l'été. De plus en plus de personnes souffrent de cette ébullition dominante, étouffante, qui épuise l'eau de la Terre nourricière et les liquides de notre habitat corporel. 

Pourtant force est de constater que notre manière de nous comporter est symptomatique de notre avidité irresponsable de vouloir posséder. 

Nous sommes tellement agités que la chaleur vient finalement nous rendre un service, un précieux cadeau pour celui qui ose regarder et écouter son vent interne. 


Elle nous permet d'éclairer nos attitudes, nos comportements, et nos relations en société. 

Il suffit d'observer pour constater que chacun, sans aucune exception, tend vers un Feu du cœur pathologique qui au fil des siècles assèche, rend stérile notre corps quand à sa capacité à créer le don de la Vie, pour se réfugier dans une vile possession de la Vie. 

Chaque saison nous permet de nous ressourcer d'une manière différente, en lien avec l'organe et l'émotion concernés. Aujourd'hui le souffle du soleil avec ses volutes enflammées et tournoyantes se déploie pour nous insuffler une prise de conscience, celle de trouver sa place sans faire de l'ombre à autrui dans un mouvement d'apaisement.

Il va de soit que le travail commencé 6 mois auparavant autorise la personne à mieux supporter la chaleur intense et ainsi de continuer son cheminement vers le solstice d'hiver tout en absorbant, tel un héron qui déploierait ses ailes, le feu régénérateur. La lumière et la chaleur accueillies se diffuseront tout au long de l'année jusqu'au printemps prochain où l'étincelle jaillira à nouveau pour libérer la  la sève nourrissante. 

En été nous permettons à notre cœur de respirer la chaleur et la lumière afin de ressourcer son Qi et en même temps nous préparons la nuit hivernale. 

Sachons préserver ce feu sacré tout au long de l'année, afin de lui éviter de s'éteindre ou de s'embraser, ayons le courage de lui proposer autre chose, une autre sensibilité, une ouverture encore jamais explorée.... 
  
En attendant la préparation de l'été prochain, profitez des légumes verts en accompagnement ou en jus, évitez les cuissons barbecues et les viandes rouges,  les produits trop diurétiques comme le céleri branche, le persil, l'artichaut, l'asperge, réduisez l'alcool, préférez la cuisson douce en vapeur pour les aliments, le café amer permet de clarifier la chaleur, la menthe en infusion rafraîchie. Privilégiez les agrumes (citron, orange, pamplemousse), la pastèque, le melon, la tomate, la courgette, le concombre.   

Prenez le temps le soir avec la fraîcheur qui revient pour respirer l'été et apaiser la journée torride.

Bel été à vous tous, qu'il puisse nous permettre de poser un nouveau regard sur soi.  



A la croisée des chemins...
   








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